Nombreuses sont les personnes à rêver de fixer leurs propres règles et de choisir leurs clients en matière de travail. Il est clair que l’indépendance professionnelle fait rêver de nombreux profils, mais entre y songer et passer à l’acte, il y a un monde. Le statut juridique pose par exemple question, tandis que les démarches administratives et la peur de mal faire en font reculer plus d’un. Heureusement, il existe des structures pensées exactement pour ça, et qui s’adressent à ceux qui veulent se lancer seuls sans se mettre en danger.
Dans cet article, nous allons nous intéresser à l’EURL de plus près.
A lire également : Comment se lancer dans la vente en ligne de machines spécialisées en 6 étapes
L’EURL, c’est quoi exactement ?
À bien y songer, on entend très souvent parler de micro-entreprises ou encore de SARL. Cependant, l’EURL reste encore une structure plutôt méconnue du grand public et des professionnels. Pourtant, il faut savoir qu’elle coche de nombreuses cases et qu’elle a un certain nombre d’atouts à faire valoir pour une personne souhaitant exercer seul et de manière sérieuse. La création d’une EURL permet par exemple de monter une société à un seul associé, c’est-à-dire, vous. Par ailleurs, il s’agit aussi d’un statut vous permettant de protéger votre patrimoine personnel.
Partons du principe où une entreprise accumule des dettes, avec un tel statut, vos biens personnels ne peuvent pas être saisis :
A voir aussi : Chaussures de sécurité pour femme : les critères à prendre en compte
- votre voiture ;
- votre épargne ;
- votre logement.
En clair, le seul capital de votre société est engagé. Ce statut est donc idéal pour celles et ceux qui souhaitent professionnaliser leur activité tout en envisageant une croissance sur le long terme. Il s’agit effectivement du meilleur des outils lorsqu’on vise autre chose qu’une activité professionnelle d’appoint, comme cela peut notamment être le cas avec une micro-entreprise.
Pour terminer, une bonne nouvelle : avec une EURL, vous êtes libre de définir vous-même vos statuts, mais aussi de choisir entre différents régimes fiscaux, ainsi que d’adapter votre gestion à vos propres besoins.

Le véritable prix de la création d’une EURL
Venons-en directement au fait en parlant d’argent. Sachez tout d’abord qu’une EURL peut être créée avec un capital symbolique de 1 euro. Cependant, nous vous déconseillons cette pratique. En réalité, un capital compris entre 1 000 et 10 000 euros est le plus souvent conseillé. Sachez que même si rien ne vous y oblige d’un point de vue légal, cette pratique a tendance à rassurer les partenaires ainsi que les banques.
Au niveau des frais de création, voilà ce à quoi vous attendre :
- la formalité d’immatriculation ;
- la déclaration des bénéficiaires effectifs ;
- la publication de l’annonce légale ;
- l’accompagnement juridique.
Nous tenons à souligner que l’accompagnement juridique reste une option et que les prix sont variables en fonction des prestataires. Sachez aussi que le total des frais incompressibles oscille autour des 200 euros. Voilà une somme qui a toute son importance certes, mais il ne s’agit pas non plus d’un obstacle majeur pour lancer un business. En réalité, la création d’une EURL reste accessible au plus grand nombre, y compris lorsqu’on souhaite démarrer avec peu de moyens financiers.
Les étapes pour se lancer intelligemment
Le fait de créer une EURL nécessite de procéder par étapes. Il est tout d’abord question de rédiger les statuts de la société. Le rôle de ces derniers est de définir les règles de fonctionnement de votre entreprise, ainsi que les pouvoirs et les responsabilités du gérant. La suite logique nécessite de déposer votre capital social sur un compte bancaire professionnel. Vous n’échapperez pas à cette étape obligatoire, car elle permet d’obtenir l’attestation de dépôt nécessaire à l’immatriculation.
C’est ensuite que vient la publication d’un avis de création dans un journal d’annonce légale. Pour terminer, votre dossier complet part au greffe du tribunal de commerce.
Le vrai choix de la liberté entre EURL et micro-entreprise
Nombreuses sont les personnes à hésiter entre ces 2 statuts. Il faut dire que la micro-entreprise est véritablement simple à créer. Néanmoins elle atteint vite ses limites, notamment au niveau du plafond du chiffre d’affaires. Sachez aussi que la protection patrimoniale est quasiment nulle et qu’au niveau des clients professionnels, la crédibilité n’est pas forcément au rendez-vous. Vous ne rencontrerez pas les mêmes contraintes avec une EURL.
Sachez par exemple qu’il vous permet aussi de faire évoluer votre structure sans tout reprendre de 0. Si vous souhaitez par exemple passer d’une EURL une SARL, il suffit d’amender les statuts pour intégrer un nouvel associé.

